La Presse en parle

Les « Matins de bonheur » partagés de Maax
Ajouté par Michel Trihoreau le 27 janvier 2016.
Sauvé dans L’Équipe, Lancer de disque, Michel Trihoreau
Tags: Maax, Nouvelles

Maax
Par la saine candeur qu’il oppose au cynisme de tendance, Maax, l’artisan de la chanson, le troubadour des Hauts-Cantons, est un personnage atypique. Un sourire dans la foule, une oasis. Dans l’empire des loups, il a choisi le camp des moutons. Pas ceux qu’on dévore, ceux qui s’évadent et cherchent des refuges paisibles où « la nuit les chats ne sont plus gris » et qui incitent à les suivre. Ainsi dans Petit frère, qui commence comme un rap, il poursuit sur un ton ferréen et achève avec un symbole presque trop facile : « ici on lève le bras, le poing et le cœur. » Hauts les cœurs, donc !
Ses mélodies sont rondes et entraînantes ; claviers, cordes, batterie et voix font une sorte de sarabande hors d’âge, tonique, optimiste, guillerette, qu’on a plaisir à garder en tête et à siffloter. Et nous on chante ! Comme un pied de nez à la violence et à la peur. Madame la Terre devrait être prescrite par les psys pour remplacer le prozac, comme l’Image de Paix, un beau texte emprunté à Mireille Huber-Delage.
Contemplatif, que ce soit de son carnet de Voyages ou qu’il regarde De sa Fenêtre les images de tranches de vies disparates d’une société qui lui échappe et sur laquelle il n’a pas d’illusions, il possède assez d’amour de l’humain pour n’avoir jamais d’amertume. Pas pour autant immobile, au contraire, actif et libre, « Il marche sans haine sans colère / Sur les terres du seigneur » parce qu’il faut oser transgresser pour être suivi. Sachant les douleurs de son temps, il n’apporte pas des réponses ou des solutions, mais des invitations à protéger les Matins de Bonheur. Et lorsque « ça ressemble à l’amour » c’est avec une pudeur fraîche et parfumée de foin qui fait penser même à Brassens ou à Paul Fort.
Même lorsqu’il se fait satirique (On est con-con, Charles-Henri), il n’est jamais féroce, il brosse des portraits en demi-teinte d’où le diable est absent, mais soulignant la malignité de la sottise établie.
Si vous pliez sous le fardeau d’un avenir orageux, si vous cherchez une lueur dans la tourmente, écoutez Maax, il vous donnera envie de braver la tempête et d’inventer un autre futur ; ne refusez pas la Rose qu’il vous offre : « Sans vous elle n’est plus rien, sans elle tout est fini. »

Maax, Matins de bonheur, auto produit 2015.

Il est né à Arles il y a bientôt cinquante ans et a navigué toute sa jeunesse entre la mer et la montagne, entre la terre et la vigne, de quoi s’offrir une vision ouverte de la vie et avoir envie de la chanter à sa manière, même si Max Pissane avoue sans qu’on ait besoin de le prier qu’il s’inspire régulièrement de Léo Ferré … Quelques expériences de groupes en famille ou entre amis pour se faire la main, les fêtes de villages où il reprend Brel et Brassens et finalement une création en duo lors du virage vers le troisième millénaire,
Les Frères Maax, avec laquelle l’artiste sortira quatre albums avant de continuer l’aventure sous le nom de Maax et de nous offrir ce nouvel effort toujours aussi riche et empreint d’une poésie à laquelle on ne résiste pas ! On pourrait trouver l’histoire commune, banale, et pourtant Maax y met tellement de lui qu’elle en devient surprenante, sa guitare trouvant un écho naturel dans les accordéons et claviers de Josef Hirsch mais aussi dans les guitares d’Eric Bois, la basse de Jean Chevalier ou encore dans la batterie de Jean-Jacques Pouchin, et le groupe ne se privant ni de partir dans la poésie pleine de subtilité, ni dans la musique plus festive aux accents populaires.
On abordera donc de différentes manières des titres comme « Et nous on chante », « On ne veut plus rêver de liberté », « Les 99% » ou encore « Ça ressemble à l’amour » et d’autres comme « On est con-con » et « Charles-Henri », chacun ayant sa propre personnalité et nous emmenant à sa manière tantôt vers Ferré ou Moustaki, tantôt vers les bals populaires et les fêtes de camping. Capable de tout, Maax ne renonce à rien, passant d’un extrême à l’autre avec toujours la même aisance et la même spontanéité … C’est sans doute aussi en partie ce qui fait son succès !
ZICAZIC (Fred Delforges) Février 2016

MAAX, De salubrité publique
Avec le bois, la terre et le respect des valeurs d’échange entre humains, Maax fait des chansons rebelles et fraternelles. Joie et santé de chanter, regard lucide, sentiment de solidarité et voix posée. Chansons de terroir ? Chanteur des champs contre chanteurs des villes ? Planté comme un arbre à Riols, près de Saint-Pons-de-Thomières, Maax tient bon le cap pour ce nouvel et quatrième album, réalisé à Roquebrun, loin des têtes d’affiche et des succès de mode. Il ne se contente pas seulement d’espérer la révolution, mais de la faire déjà avec son voisin, sans passer par Facebook, en cultivant la simplicité des choses et le goût de désobéir. Il ose mettre les avatars du quotidien au cœur de ses refrains entraînants : A la santé, C’est pour emmerder le peuple, Résistance… Il faut avoir la curiosité, et le plaisir, de l’écouter.
CLAUDE FRIGARA
Radio Clapas. Montpellier. 24.11.2011

“Ces chansons-là sont taillées dans un bois dont on fait les classiques : elles en ont les atours, l’assurance et la solidité. Portées par la voix chaude, colorée, légèrement éraillée, de Maax elles évitent sagement toute actualité pour gagner en intemporalité. Troubadour, dans l’idée qu’il s’en fait, sur les places publiques comme au bistrot des artistes révolutionnaires, Maax perpétue plaisamment une certaine façon d’envisager la chanson, chargée de sens et apaisée, d’une indéniable poésie.”

Daniel Pantchenko – Chorus N°62 (Hiver 2007-2008)

“Avec Devant nos Portes, les frères Maax signent leur troisième album. Plusieurs ambiances se succèdent au fil des douze morceaux même si le registre général reste la chanson. Ainsi on passe d’une atmosphère piano-bar avec son côté jazzy à une ambiance plus bal populaire avec son accordéon mélancolique. Cela dit, on ne tombe jamais dans la variété grâce aux textes et à la voix de Maax. Il y a du Ferré dans l’interprétation et du Brassens dans la plume de l’auteur.”

Nicolas Claude – Francofans N°9 (Fév/Mars 2008)

“Cela fait maintenant quelques saisons que Maax nous adresse des chansons rebelles, artisanales et cousues, non pas de fil blanc, mais assemblées avec le petit bois dont on allume encore le feu. Il y a du Gaston Couté et de l’Eugène Bizeau dans l’inspiration et l’expression de ces deux frères. La voix de Maax a la rudesse et le velouté de la châtaigne, le piano et les instruments en sarabande lancent une joyeuse invite à se tenir la main.”

Claude Frigara – La Gazette de Montpellier

“Amoureux ou révolté, rêveur ou passionné, Maax écrit ses chansons avec une grosse dose d’optimisme et sans le moindre sentiment de fatalisme. Porté sur les sujets forts mais aussi sur les anecdotes plus légères, il nous débite ses chansons sur le ton de la franchise et de la camaraderie, sans se positionner comme un quelconque prêcheur un peu visionnaire mais bel et bien comme le troubadour qu’il est.”

Frédéric Delforge – Zicazic

“Il y a dans la voix de Maax une force mesurée qui part de la poitrine et de la tête à la fois, de la hargne à peine contenue que les arpèges arrondissent en contraste. Il interpelle, il convainc, il émeut.”

Michel Trihoreau – Chorus N°48

“Leur renommée a maintenant largement dépassé les limites de la région, puisque c’est à Lille, dans la Petite Cave de la Chanson Française, que leur talent vient d’être reconnu…”

Michel Coroir – Midi Libre

“Maax, de sa voix franche et profonde, chante avec le cœur, toujours, des ballades teintées de folk où la nature, la générosité et la tolérance sont omniprésentes”

Chorus N°49

« Les chansons s’écoutent comme l’on écouterait un frangin qui te parlerait à l’oreille devant une cheminée rougeoyante, avec une clope au bec et un verre de vin rouge à la main. » (Chanson rebelle)

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